Refaire le plein de cartouches d’encre Waterman Bleu sérénité pour que le stylo plume reste disponible à tout moment.
Refaire le plein de crayons à papier 3B pour en avoir toujours sous la main.
Ranger le bureau et tout particulièrement les papiers qui concernent le texte maintenant terminé (quoique la tentation de le modifier encore et encore se fasse sentir tout autant que la chaleur du jour).
S’assurer qu’il y a assez de cahiers et de carnets dans la boîte à réserve de papeterie.
Je me sens prête pour les mois à venir.
stylo plume
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Puisque je vis, j’écris
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La feuille de peuplier.
Participer à une réunion dans une salle dont les fenêtres donnent sur un parc où des peupliers flamboient dans le soleil.
Sortir ses affaires et se rendre compte que tout autour, surgissent des tablettes qui restent des tablettes, d’autres qui s’accrochent à des claviers, s’ouvrent aussi de petits ordinateurs dont les claviers étroits obligent les doigts à devenir aussi fins que des bâtonnets.
Etaler sans complexe sur la table le grand cahier en moleskine dont les pages sont couvertes d’écritures, de schémas, de dessins, de numéros de téléphone et de post-it et décapuchonner le stylo plume.
Pendant trois heures, prendre des notes, regarder la conférencière, regarder les arbres, regarder les voisins et les voisines dont les yeux sont capturés par les claviers. Au moment du déjeuner, aller dans la cour ramasser une belle feuille de peuplier, rousse et jaune, et la coller, l’après-midi commencée, au milieu de la page.